Saint-Preux, le romantique
C’est dans le petit village de Mervent, situé au cœur de la Vendée, qu’est né en 1950 le compositeur, pianiste et chef d’orchestre Christian Langlade plus célèbre sous le pseudonyme de Saint-Preux.
A six ans il compose sa première pièce pour orgue et depuis ce sont plus de 300 partitions qui constituent son œuvre.
En août 1969, à 19 ans, Saint-Preux participe au festival de Sopot en Pologne. Il y dirige un orchestre symphonique qui interprète sa première grande composition, « La valse de l’enfance ». C’est alors qu’il reçoit le prix de la Presse internationale. Durant son séjour, il compose le « Concerto pour une voix » dont le premier enregistrement est interprété par Danielle Licari. En peu de temps, cette œuvre arrive en tête des succès internationaux et s’est vendue à plus de 15 millions d’exemplaires à aujourd’hui.
Depuis, plusieurs compositions ont accru sa popularité : « Le piano sous la mer », « La fête triste », « Missa Amoris », « Symphonie pour la Pologne » qui figurent désormais parmi les grands classiques de la musique populaire.
Il est également l’auteur du générique du jeu télévisé « Le Francophonissime » créé en 1969.
Au cours de sa longue carrière il a joué et dirigé de nombreux orchestres : l’Orchestre symphonique de Londres, l’Orchestre symphonique de Pologne et les Chœurs de Cracovie, l’Orchestre philharmonique de Paris et l’Orchestre symphonique de Montréal.
En 1989 il créée pour l’Unicef « Les cris de la Liberté », un hymne pour les droits de l’Homme et de la Paix qu’il interprète Place de la Concorde à Paris le soir de la Commémoration du Bicentenaire du 14 juillet, événement retransmis à la télévision et vu par plusieurs millions de téléspectateurs. A cette occasion il rencontre Sa Sainteté le Pape Jean-Paul II auquel il dédit le morceau et lui remet la partition originale.
Enregistré en 1994 avec l’Orchestre symphonique de Londres, « The last opera » renoue avec son inspiration lyrique et romantique.
En 1996 il intègre le monde multimédia où il trouve une liberté de communiquer sans frontières. Il prend prétexte d’une compilation pour offrir à son public son premier CD-ROM puis créée un espace Internet pour les artistes et les compositeurs. C’est un lieu de rencontre, une vitrine sur le monde.
En 1999, Saint-Preux retrouve le « London Symphony Orchestra » et invite trois jeunes artistes de talent, Rosemary Phillips, Monelle et Alice de Selys, sur son album « Free yourself ».
En 2007 il compose « Jeanne la Romantique », un conte musical dont il confie le rôle principal à sa fille cadette, Clémence Saint-Preux.
Depuis le début de sa carrière, Saint-Preux a vendu plus de 30 millions de disques.
Discographie
1969 – Concerto pour une voix
1972 – Le Piano sous la mer
1973 – La Passion
1974 – La Fête triste
1975 – Your Hair et Missa Amoris
1977 – Concerto pour Piano
1977 – Symphonie pour la Pologne
1978 – To Be or Not
1979 – Atlantis
1983 – Le Piano d’Abigaïl
1991 – Phytandros
1994 – The Last Opera
1998 – Free Yourself
2005 – Concerto pour deux voix
2007 – Jeanne la Romantique
2009 – En juin, à la demande du violoniste Ivry Gitlis, Saint-Preux compose une nocturne pour violon.
Saint-Preux, le romantique. Son pseudonyme est en lui-même un choix révélateur puisque Saint-Preux, amour impossible de Julie ou la Nouvelle Héloïse de Jean-Jacques Rousseau, est l’exemple parfait du héros romantique. « Né vers 1950 », dans un petit vendéen, terre des fées, sous une véritable identité que l’on suppose être Christian Langlade, une superbe chevelure bouclée lui conférant un visage d’ange, de beaux yeux d’un bleu étourdissant… Saint-Preux a su s’entourer d’un nuage de mystères et renvoyer une image romanesque des plus tendres.
Ses compositions artistiques sont, quant à elles, empreintes de mouvements exaltant la liberté, l’idéalisme sentimental et sont propices à la rêverie. Elles révèlent toute sa sensibilité, son immense créativité lyrique.
Se moquant bien des « modes » ou des « tendances », depuis plus de 40 ans, Saint-Preux est demeuré fidèle à lui-même : il n’a modifié le fond et la forme de ses partitions, ne s’est pas adapté à ce que la « masse » souhaitait ponctuellement entendre, et c’est ce qui fait sa longévité et son succès.