Turandot de Puccini

Publié le par Savannah

 

 

 

 

 

 

Turandot est un opéra en trois actes et cinq tableaux de Giacomo Puccini, sur un livret de Giuseppe Adami et Renato Simoni, d’après Carlo Gozzi, créé le 25.04.1926 à La Scala de Milan sous la direction de Toscanini.

La dernière scène de cette œuvre inachevée de Puccini, mort en 1924, a été complétée par Franco Alfano. Une nouvelle orchestration de cette scène par Luciano Berio a été créée le 25 mai 2002 à l’Opéra de Los Angeles sous la direction de Kent Nagano.

 

Les différents rôles

 

La princesse Turandot – soprano dramatique

Altoum, son père – ténor

Timur, roi de Tartarie en exil – basse

Calaf, le prince inconnu, son fils – ténor lyrique

Liu, jeune esclave, guide de Timur – soprano lyrique

Ping, Grand Chevalier de Chine – baryton

Pang, Grand Maître des provisions – ténor

Pong, Grand Maître de la cuisine impériale – ténor

Un mandarin – baryton

Le Bourreau – basse

Le jeune prince de Perse – ténor

Un enfant – rôle muet

Gardes impériaux, serviteurs du bourreau, prêtres, mandarins, dignitaires, huit savants, servantes de Turandot, soldats, porte-drapeaux, musiciens, ombres des morts, foule, chœur.

 

 

PUCCINI - TURANDOT


 

ARGUMENT

 

Dans une Chine médiévale imaginaire, la cruelle princesse Turandot dont la beauté est légendaire attire à Pékin de nombreux prétendants lesquels doivent se soumettre à une terrible épreuve : s’ils élucident les trois énigmes que leur propose la princesse ils gagnent la main de celle-ci ainsi que le trône de Chine ; s’ils échouent, c’est la décapitation qui les attend.

Au moment où l’exécution du prince de Perse est imminente, le Prince inconnu arrive à Pékin et retrouve par hasard son père, roi de Tartarie déchu en exil et devenu aveugle ainsi que sa jeune guide Liu qui aime le Prince en secret depuis qu’un jour celui-ci lui a souri, à elle, une esclave.

Le Prince inconnu condamne fermement la barbarie de la princesse mais, lorsque celle-ci apparaît, sublime, impassible, pour ordonner d’un geste la mise à mort, il en tombe amoureux et se précipite, au mépris des imprécations de son père et des larmes de Liu, pour frapper de trois coups le gong qui le déclare candidat aux énigmes.

 

 

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Acte I

La princesse Turandot, fille de l’empereur, épousera l’homme qui saura résoudre les énigmes qu’elle lui proposera. L’échec est sanctionné par la mort, comme le montre le jeune prince de Perse conduit au supplice. Dans la foule se trouve le vieux roi Tamir, en exil, son fils Calaf et la jeune esclave Liu. Lorsque Turandot paraît, Calaf est subjugué par sa beauté et décide d’affronter l’épreuve des trois énigmes, malgré les conseils de son père, de Liu et des trois ministres, qui se battent pour lui rendre la raison, en lui disant que Turandot est une princesse cruelle et que la résolution des trois énigmes ne va pas dégeler son cœur.

 

 

 

 


 

Acte II

1° tableau

Les 3 ministres Ping, Pang et Pong aspirent à des temps plus paisibles et se rappellent les bons moments passés dans leurs villages respectifs. Ils souhaitent que Turandot connaisse enfin l’amour, alors qu’ils pensent que les cimetières vont continuer à se remplir.

2° tableau

L’épreuve des énigmes a lieu. Avant de proposer les énigmes, Turandot s’entretient sur pourquoi elle ne veut pas se marier et l’on apprend que son ancêtre, Lou-Ling, princesse de Pékin à la voix pure et fraîche, avait été rendue muette par son mari. Turandot veut venger Lou-Ling en tuant tous les prétendants.

Les trois réponses aux énigmes sont : l’espoir, le sang et Turandot elle-même. Calaf sort vainqueur. Face à Turandot, désemparée, il accepte généreusement de la libérer de son engagement si elle parvient à connaître son nom avant le lendemain, à l’aube.

 

 

 

 

 


Acte III

1° tableau

C’est la nuit. Calaf attend le jour plein d’espérance. Ping, Pang et Pong tentent vainement d’apprendre son nom en torturant Liu qui déclare qu’elle seule connaît l’identité de l’étranger. Elle se poignarde pour sauver le prince et emporte le secret dans la tombe. (Cette mort de Liu est la dernière partie composée par Puccini avant sa mort).

2° tableau

A l’aube, resté seul avec Turandot, Calaf lui révèle son nom, remettant ainsi son sort entre ses mains. Devant l’empereur et tout le peuple rassemblé, Turandot déclare qu’elle connaît le nom de l’inconnu : il s’appelle « Amour ».

 

 

 

 


 

AIRS PRINCIPAUX

 

Acte I

Liu – « Signore, ascolta ! »

Calaf – « Non piangere, Liu ! »

 

Acte II

Turandot – « In questa reggia »

Turandot, Calaf – « Straniero, ascolta ! » - scène des énigmes

 

Acte III

Calaf – « Nessun dorma »

Liu – « Tanto amore, segreto… Tu, che di gel sei cinta » - Mort de Liu

Turandot, Calaf – « Principessa di morte ! »

 

ANALYSE DE L’ŒUVRE

 

Sources

« Turandot » est à l’origine une « fable théâtrale » écrite par Carlo Gozzi en 1762, bien plus connue de nos jours sous ses diverses adaptations musicales.

Carl Maria von Weber a composé l’accompagnement de l’adaptation théâtrale de Schiller ; tandis que Ferruccio Busoni a écrit une « Suite orchestrale basée sur Turandot » en 1904 qui fut ensuite réutilisée dans son opéra-homonyme en 1917.

L’intrigue repose sur une légende persane médiévale. Le nom de l’héroïne, Turandot, signifie « fille de Touran » ; il apparaît dans les « Mille et un Jours » de François Pétis de la Croix (1710). Le prince y est nommé Khalaf, voisin de l’arabe « khalîfa » : calife, successeur au trône (de Chine).

 

Composition

La partition de Giacomo Puccini est restée inachevée à la mort du compositeur, emporté en novembre 1924 par un cancer de la gorge, et fut complétée par Franco Alfano au moyen de quelques notes laissées par Puccini. Cette version du final n’a cependant jamais fait l’unanimité.

Ainsi, lors de la première qui eut lieu le 25 avril 1926 à La Scala de Milan, sous la direction d’Arturo Toscanini, le chef d’orchestre, juste après l’air de Liu « Tu, che di gel cinta », déposa sa baguette, se tourna vers le public et dit : « C’est ici que Giacomo Puccini a interrompu son travail. La mort, cette fois, fut plus forte que l’art ». La salle resta silencieuse quelques instants avant d’éclater en une formidable ovation. Dans les représentations qui suivirent, Toscanini dirigea cependant une version écourtée du final d’Alfano, qui est devenue la version la plus jouée et enregistrée à ce jour.

 

 

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Publié dans Musique

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