Shirley Temple, la vie de rêve d'une enfant star
Quelle petite fille née dans les années 30-40 n’a jamais rêvé dans son enfance de ressembler à Shirley Temple. Cette gamine était d’une beauté insolente, chantait comme un rossignol, dansait à la perfection et, de surcroît, son joli minois savait merveilleusement jouer la comédie.
En fait, la vie de Shirley Temple est purement et simplement un rêve.
Née le 23 avril 1928 à Santa Monica en Californie, elle débute sa carrière dès l’âge de 3 ans dans des films à petit budget mais dès 1933, à l’âge de 5 ans, elle est remarquée car elle mémorise parfaitement les pas de danse et elle signe avec la Fox. Son contrat fut prolongé plusieurs fois, elle fut même prêtée à la Paramount. Shirley Temple, la première enfant-star à connaître une renommée internationale grâce à sa longue filmographie, était en réalité une véritable icône dans l’Amérique des années 30-40. Du marchandising à son effigie fut même produit pendant ces années mythiques et elle fut la première à recevoir l’Oscar pour jeunes acteurs, ce qui lui permet d’apparaître dans le livre Guinness des records.
D’une grande sagesse et entourée d’une famille honnête, elle a mis fin à sa carrière vers l’âge de 20 ans, sentant que son avenir était ailleurs.
Nombre d’enfants ont connu ces temps de gloire puis sont retombés dans l’oubli et sont même morts dans la plus grande misère.
Pour Shirley Temple, les bonnes fées devaient vraiment être très nombreuses au-dessus de son berceau car il n’en fut rien.
Après un premier mariage avec l’acteur John Agar, qu’elle épouse à 17 ans, et la naissance d’une fille Linda Susan en 1948, elle divorce en 1950 et épouse l’homme d’affaires Charlie Black dont elle eut 2 enfants : Charlie en 1952 et Lori en 1954. Le couple demeura soudé jusqu’au décès de monsieur en 2005, soit 55 ans de mariage…
Heureuse en mariage et mère de famille comblée, la destinée de Shirley Temple ne pouvait demeurer aussi « ordinaire ». Donc, après sa carrière dans le cinéma, elle s’implique en politique au sein du Parti Républicain. En 1969, elle est même nommée déléguée des Etats-Unis aux Nations Unies par le président Richard Nixon.
En 1974 et 1975, elle est membre du comité de direction de la Walt Disney Company.
En 1976 elle est devenue la première femme à être chef de protocole du département d’Etat américain.
Elle a également été ambassadrice au Ghana (1974-1976) puis en Tchécoslovaquie (1989-1992).
Au cours de sa carrière, elle a été nommée au conseil d’administration de plusieurs grandes sociétés ou administrations comme l’Université Stanford, le Conseil des relations étrangères, le Conseil des ambassadeurs américains, la Commission américaine pour l’UNESCO, le Comité national sur les relations sino-américaines, l’Association des Nations Unies.
Outre son Oscar décroché en 1934, elle détient des doctorats honorifiques de l’Université de Santa Clara et de l’Université de Lehigh. Elle a également été lauréate du Centre Kennedy en 1978.
Ses films les plus célèbres :
1934 – C’est pour toujours
1934 – Shirley aviatrice
1935 – Le Petit Colonel
1935 – Boucle d’or
1936 – Capitaine Janvier
1936 – Pauvre petite fille riche
1936 – Ching-ching
1937 – La Mascotte du régiment
1937 – Heidi
1938 – Mam’zelle vedette
1938 – La Vie en rose
1939 – La Petite Princesse
1939 – Susannah
1940 – L’Oiseau bleu
1944 – Etranges vacances
1947 – Deux sœurs vivaient en paix
1948 – Le Massacre de Fort Apache
Le succès de Shirley Temple était tel auprès des jeunes filles en France dans les années 1930 que l’hebdomadaire « Fillette » publia sa vie en bande dessinée avant de lancer un club en 1935.
Les conditions d’adhésions étaient : aimer Shirley Temple, avoir le sourire, avoir plus de 6 ans, aimer le cinéma, être sage. En novembre, « Fillette » devient même « Fillette, Le journal de Shirley ».
Shirley Temple demeure une référence pour toutes les petites filles élevées, pendant deux ou trois générations, dans le mythe de l’enfant star. Les fillettes rêvaient de ses boucles à l’anglaise inlassablement parfaites, de ses robes magnifiques et toujours pimpantes, de ses petites sandales bien propres, de ses pas de danse élégants, de son sourire éclatant, et bien des mamans auraient voulu que leur progéniture soit aussi « idéale » que l’extraordinaire Shirley Temple à l’écran, mais n’est pas enfant-star qui veut et rare sont celles ou ceux qui ont eu le destin d’une Shirley Temple. Les fées, je vous dis, les bonnes fées…