Les chats

Publié le par Savannah

Lorsque j'ai acquis mon premier chat, je ne les appréciais pas outre mesure. Je ne les détestais pas, je ne leur aurais jamais fait de mal mais ce n'était vraiment pas un animal qui m'attirait. Je préférais les chiens.

Nous étions installés à la campagne depuis quelques mois. Je m'étais promis que cette installation en milieu rural serait propice à ce que nous ayons des animaux.

Nous avions déjà quelques poules installées comme des princesses dans un hôtel 5 étoiles que nous leur avions construit sur mesure mais cela n'avait rien à voir avec un véritable animal domestique envisagé plutôt comme un membre supplémentaire de la famille, couvé et dorloté tel un bébé.

C'est par une belle soirée de juin que des voisins ont proposé aux enfants de leur offrir un chaton issu de la dernière portée de leur chatte "Neige". Ils étaient emballés. Moi beaucoup moins. Mais comment peut-on résister à la fois aux désirs de bambins apitoyés et à la vue d'une petite boule de poils blancs ? Je n'y suis pas parvenue et est adoptée Marquise.

Les premières semaines furent une véritable galère car le chaton était loin d'être sevré et j'ai du poursuivre un allaitement au biberon. La suite fut tout aussi cocasse car la superbe chatte Angora turc dont nous venions d'hériter n'a jamais accepté la moindre croquette, boudait également les terrines, n'acceptant que les émincés ou les plats mijotés. Une chatte de luxe. Par contre quel bonheur de tendresse, de propreté, de liberté, d'intelligence. Elle n'a jamais causé le moindre dégât dans la maison, vivant librement sa journée à l'extérieur, revenant incontournablement au logis le soir et nous offrant les plus merveilleux des ronronnements lorsque nous lui offrions des câlins.

Malheureusement, la vie a fait que nous avons changé de style de vie, que nous avons du abandonner notre maison à la campagne pour intégrer un appartement à la ville. Marquise n'a pas supporté ce changement et a repris sa liberté, définitivement...

 

Le second chat que j'ai eu était né sous une mauvaise étoile. Souffreteux et fragile, sa propre mère refusait de l'allaiter. Nous l'avons récupéré très petit et naturellement pas sevré. J'ai recommencé avec lui le même schéma qu'avec Marquise mais avec moins de réussite. Très vite c'est devenu physiquement un très beau mâle de race européenne, je l'avais appelé Garber, en hommage au grand acteur canadien, Victor Garber que j'apprécie tout particulièrement.

D'un point de vue extérieur, Garber paraissait en pleine forme vu son gabarit mais, rapidement, nous nous sommes aperçus qu'il souffrait de graves problèmes respiratoires. En dépit de traitements onéreux prescrit par le vétérinaire, il ne s'est jamais rétabli. Vers ses 4 ans son état a même empiré. Comble de malchance, il a été victime d'un accident qui nous a contraint à lui faire subir l'ablation d'une bonne partie de la queue.

Beaucoup indépendant que Marquise, il demeurait des journées entières à dormir au chaud, à l'intérieur de notre domicile. Compte tenu de sa fragilité, nous ne le sortions jamais l'hiver afin de le protéger au maximum. Malheureusement toute notre bienveillance n'a rien pu changer à son destin et c'est à moins de 5 ans qu'il s'est éteint.

 

Aujourd'hui, je ne possède plus de chats et j'en souffre énormément mais les conditions dans lesquelles je vis ne sont pas celles dont je rêve pour un tel compagnon. Alors je prie pour que tout cela change encore et demain peut-être... sans doute.

 

 

MARQUISE

 

MARQUISE3

 

MARQUISE1

 

MARQUISE2

 

 

GARBER

 

GARBER2

 

GARBER3

 

GARBER4

 

GARBER5

 

GARBER1

 


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Publié dans Animaux

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