La lumière de Louis Toffoli

Publié le par Savannah

 

 

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Né à Trieste le 16 octobre 1907, d’un père italien et d’une mère slovène, Louis Toffoli est mort à Paris le 18 février 1999.

A cause de la 1° Guerre Mondiale, sa famille est contrainte d’émigrer en Italie. A Padoue, puis à Florence le jeune garçon découvre des arts d’inspiration religieuse ou profane.

En 1924, il entre à l’Ecole navale de Trieste mais des difficultés l’obligent à renoncer aux études. Il travaille alors comme forgeron puis tailleur tout en suivant des cours du soir à l’Académie des Beaux-Arts triestine. A la biennale de Trieste en 1928 il présente deux toiles de style constructiviste et est repéré par les responsables de la propagande fasciste qui l’exhortent à s’engager à leurs côtés. Il ne souhaite pas adhérer à cette idéologie totalitaire et organise donc sa fuite. En conséquence, en 1930, il saisit l’occasion d’un voyage organisé pour émigrer à Paris.

Sans papiers en règle  ni argent, il habite le quartier de la Goutte d’Or, Rue Myrha et est bientôt rejoint par sa future épouse, Sylvia, avec laquelle il aura deux fils, Patrick et Claude. Le couple vit d’expédients jusqu’à ce que Denis Kalman, un couturier de renom du Faubourg Saint-Honoré, l’engage dans son atelier. Sa situation se régularise, ses talents de modéliste sont reconnus. Il obtient une carte d’artisan commerçant et enseigne l’art de la coupe à la chambre syndicale du vêtement.

Sa réputation s’étoffe en 1934 : de nombreuses commandes lui permettent de s’installer à Alfortville puis à Charenton-le-Pont. Il devient artisan indépendant pour des maisons de couture parisienne et suit à nouveau des cours de dessin, expérimente patiemment son style et s’essaye à la technique de l’affiche.

En 1935 il remporte le premier prix d’un concours organisé par le Ministère des Colonies puis termine second d’une épreuve internationale élaborée par la Société des Nations. C’est également l’époque des premières expositions dans les principaux salons.

La crise économique de 1936 qui conduit le Front Populaire au gouvernement lui offre l’opportunité de portraiturer Blum, Tattinger, Auriol, etc…

En 1939, afin d’échapper au Service du travail obligatoire, il se réfugie en Touraine, à Jaulnay, où il devient agent de liaison dans la Résistance.

Il se présente désormais comme peintre. Après la guerre il obtient la naturalisation française (JO du 21.09.1947) et francise son prénom, devenant Louis Toffoli.

La galerie RG à Paris organise en 1952 sa première exposition personnelle. Dorénavant, les expositions et les voyages à l’étranger vont se multiplier.

En 1954 Louis Toffoli apprend la technique de la lithographie dans les ateliers de Fernand Mourlot. C’est ce procédé qui popularisera sa peinture.

Ce sont les années où il expose à la galerie Suillerot et pose pour la postérité en compagnie de multiples artistes sous l’objectif de Georges Papo.

En 1956, il explore l’Espagne puis la Yougoslavie, en train et à vélo, hors des circuits touristiques, simplement pour immortaliser les gens du pays, dans leur quotidien, en quête d’humanité.

De retour à Charenton il expose au Salon des Peintres Témoins de leur Temps. Son talent est remarqué par un mécène brésilien qui, en 1960, l’invite à exposer au Copacabana Palace, au Brésil.

La peinture et les voyages occupent la majeure partie de son temps. Il visite Israël, les USA, le Mexique, la Chine, et bien d’autres pays qui seront les sources de son œuvre alimentée au cœur de la vie quotidienne. Aubusson tisse en 1976 les premières tapisseries du peintre (en 1988, on en dénombrera 750 modèles).

De nombreuses expositions particulières et ouvrages lui sont dorénavant consacrés dans le monde entier. Plusieurs films et émissions télévisées sont réalisés autour de son œuvre.

Le musée Toffoli est inauguré en 1995 à Charenton-le-Pont. Il fait don à la ville d’une centaine de toiles mais l’on retrouve ses créations un peu partout dans les musées mondiaux.

Ce qui m’a d’emblée attirée dans l’œuvre de Toffoli est l’importance de la lumière, transparente, traversant toutes les formes et semblant sortir des peintures. L’impression de pureté qui s’en dégage crée une profonde intimité avec les personnages. Vibrant en harmonie avec les couleurs, elle fait chanter les motifs de la toiles et engendre un sincère ravissement.

 

 

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Toffoli - la fuite en egypte

 

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Publié dans Peinture

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