La botanique

Publié le par Savannah

 

Mon jardin d'hier

 

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J’ai découvert la botanique assez tardivement. Cette science, étroitement liée au jardinage en mon humble esprit, ne présentait guère d’intérêt car je n’avais pas grandie dans une famille pratiquant ce genre d’occupations. Mes aînés n’entretenaient point de potager, n’étaient pas non plus viscéralement attirés par les visites au sein de parcs botaniques, donc c’était un domaine qui m’était totalement inconnu et dans lequel je n’avais jamais été tentée de pénétrer.

Toutefois au détour d’une certaine période de mon existence, j’ai fait la connaissance d’une femme qui a révolutionné mon quotidien. J’aimerais ici lui rendre un hommage largement mérité compte tenu de l’impact qu’elle a engendré en ma vie.

Collègues de travail, nous passions de nombreuses heures ensemble chaque jour, ce qui nous permettait, notamment, d’échanger nos passions et loisirs.

Cette adorable personne m’a tout d’abord fait découvrir les vertus de l’écologie ainsi que l’alimentation biologique. Ensuite elle a passé énormément de temps à me parler de son jardin d’agrément, des multiples plantes qu’elle y cultivait, de ses arbres et arbustes, de son potager et de son verger. J’écoutais studieusement. Elle était véritablement passionnante dans sa maîtrise du sujet. Elle me décrivait ses aménagements, les soins naturels à apporter, les emplacements idéaux selon les variétés, l’évolution de chaque espèce, les époques de floraison… Je m’enrichissais en un secteur où j’étais totalement inculte, cela ne pouvait pas me faire de mal.

Néanmoins, vu mon enthousiasme, elle a cru bon de passer de la théorie à la pratique et a commencé à m’offrir des rejetons, des petits bouts de racines, des mottes partagées… Je me trouvais fort embarrassée mais, comme j’éprouvais énormément de respect et d’amitié pour elle, je ne pouvais me résigner à ne point planter les sujets offerts. Quelle ne fut pas ma surprise lorsque je me suis aperçue, qu’à mon tour, je construisais mon propre jardin… et que tout poussait !

De fil en aiguille, je me suis prise de passion pour cette activité. Pourtant il était hors de question que je plante stupidement sans détenir les fondements du jardinage puis de la botanique. J’ai commencé par acquérir un puis deux puis dix et enfin je ne sais plus combien d’ouvrages sur la botanique, les techniques de jardinages, les cultures biologiques, le potager…

De surcroît j’agrémentais mes lectures de visites de parcs ou d’arboretums, de jardineries ou de producteurs, de fêtes des plantes…

Mon premier jardin ne faisait que 50 m² mais j’y avais planté près de 200 arbustes et plantes. Le second s’étendait sur 2000 m² ; il renfermait plus de 500 essences d’arbres et d’arbustes, pratiquement tous acquis chez des producteurs de spécimens rares. J’avais des collections de chênes, d’aulnes, de viornes, d’érables. Aucune plantation n’a jamais échoué et en quelques années j’ai bâti un véritable petit arboretum dont je me suis séparée avec énormément de regrets lorsque j’ai du quitter ma demeure.

Aujourd’hui, même si je n’ai plus de jardin aussi somptueux, je sais que je n’ai pas perdu mon temps car j’ai acquis des connaissances solides en un domaine des plus passionnants. J’ai appris les noms en latin des végétaux, leur histoire, leurs origines, leur mode de culture. J’ai appris tous les bienfaits de la culture biologiques et découvert l’écologie au quotidien.

Je ne peux plus planter autant d’arbres et d’arbustes que je le souhaiterais au sein du jardin familial qui m’a été octroyé mais je pense toujours à cette amie lorsque je dessine les plants de mon potager, lorsque nous plantons tous nos légumes sans aucun apport d’engrais chimiques mais seulement avec des engrais naturels « fabrication maison » et enfin lorsque nous dégustons avec bonheur nos énormes récoltes savoureuses de salades, pommes de terre, courgettes, tomates et autres fraises, framboise et rhubarbe. Nous apprécions avec joie de réussir nos poireaux, nos radis, nos concombres, notre ail et nos échalotes.

La terre est basse. Son travail est fatiguant mais quel plaisir lorsque nous sommes capables de contempler toutes les richesses qu’elle nous offre quand on la respecte et qu’on l’aime !

 

 

Mon jardin d'aujourd'hui

 

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